Les 5 choses que nous a appris la vie de PVTistes (nomades) au Canada

On voulait vous faire un compte-rendu de nos 6 (…puis 7) mois d’aventures canadiennes mais … vous faire un point après 2 mois à l’arrêt, ça n’avait plus grand l’intérêt. Alors on a réfléchi un peu plus et on a voulu vous parler plutôt de notre aventure de PVTistes en mode nomades au Canada et des 5 choses qu’on a pu apprendre de cette vie pendant 7 mois.

1 – Notre projet interpelle

« Bonjour, on est Kelly & Clément et notre but est de traverser le Canada d’Est en Ouest pendant 1 voire 2 ans ».

Déjà quand tu arrives comme ça, ça pose les bases. Ce qui intrigue ce n’est pas la traversée du pays en lui-même mais le temps que l’on s’accorde pour le faire et le mode de vie qu’on a donc adopté : visiter et travailler tout ça à notre rythme.

Oui, on ne veut pas « que » traverser le Canada ; on veut le visiter, le vivre, le comprendre. Alors, on fait des petits boulots, on dort chez l’habitant, on garde des animaux ou on fait du woofing. Ce road-trip n’est pas si ordinaire en fin de compte.

On a surtout appris que, quand on parle de notre projet, on découvre des gens très ouverts, très souvent prêts à nous aider.

On vous a déjà parlé de nos merveilleuses rencontres et on reste convaincus que même si on est deux personnes adoooooorables (si si!), la gentillesse et l’hospitalité des locaux nous sont plus accessibles grâce à ce projet. Il permet de créer rapidement un lien, une relation de partage. Ils prennent plaisir à nous parler d’eux, de leur culture, de leur vie …

C’est comme ça qu’on a pu déguster un repas typiquement acadien chez Joanne à Moncton, découvrir une micro-brasserie et ses habitués grâce à jean-Philippe à Caraquet, pu pêcher sur la glace gratuitement grâce à Jonas de Gaspé, apprécié le plus beau coucher de soleil de la Baie des Chaleurs chez Natalie à Bonaventure, obtenu un travail au village grâce à Louis de Saint-Philémon…

Finalement, parler du projet nous permet de le réaliser comme on l’imaginait : à la rencontre des canadiens.

2 – On peut vivre avec 1 sac à dos et 1 valise chacun

A vrai dire, on pourrait sûrement même mieux vivre avec moins que ça. On a fait nos valises comme bon nous semblait il y a 6 mois, en mode « il faut survivre à l’hiver » mais ça serait à refaire, on ferait autrement. Déjà parce qu’on a souvent porté les mêmes affaires dans les périodes les plus froides (comprendre un mérinos et peu importe ce que tu mets dessus de toute façon), et ensuite parce qu’en fait on a toujours pu avoir facilement accès à des machines à laver. Non, ce n’était pas utile d’emmener 15 « bobettes » ou 10 paires de chaussettes…

L’avantage c’est qu’à part les équipements vraiment pour le froid, on n’a pratiquement rien acheté. Enfin si, Kelly a refait une petite session d’achats pour l’été parce qu’elle n’avait ni short, ni robe dans tout ce bazar….

On avait prévu de donner des vêtements aux gens qui viendraient nous voir, pour pouvoir potentiellement dormir dans Forrest sans manquer de place cet été … et puis … Coco est arrivé… Alors on va continuer à avoir trop d’affaires avec nous…

Relire notre article : « S’équiper pour l’hiver Canadien »

3 – C’est facile de se sentir « à la maison » même loin de chez soi

Depuis 7 mois, on n’a plus de chez nous. On a virevolté de ville en ville, de Air B&B en Air B&B mais on n’a jamais eu ce sentiment de ne pas être chez nous, aussi étrange que ça puisse paraître.

On s’est parfois fait des réflexions du genre : « Tiens si seulement on pouvait faire ça ou ça » mais c’est souvent uniquement parce qu’il nous manque un truc pour cuisiner… #TeamOnAimeCuisiner.

Le truc tout bête qui nous fait sentir « chez nous » à chaque fois, c’est d’avoir acheter 2 verres avec nos initiales à Moncton, NB. C’est NOTRE truc à nous, rien qu’à nous, dans des logements où rien ne nous appartient.

Puis surtout, on réalise que ce n’est pas ce qui est matériel qui te fait sentir chez toi. C’est sûrement un peu « hippie », mais en fait, non on n’a pas besoin d’AVOIR toute une maison pour se sentir à la maison.

Découvrir nos Air B’n’B coups de coeur

4 – Ne plus (beaucoup) travailler a des avantages…

(… même si financièrement ce n’est pas l’idéal ! )

Voilà 7 mois qu’on vit une vie où tu te réveilles quand tu n’as plus sommeil, tu manges quand tu as faim et tu profites du temps qui passe plus lentement… Ne plus travailler c’est finalement ne plus avoir le stress d’un rythme imposé mais aussi avoir le temps pour soi, de faire les choses qu’on aime.

Bien avant le confinement et le développement des plateformes en ligne pour apprendre et « rendre utile » cette pause forcée, on avait pris le temps pour lire, découvrir, apprendre ce que nous aimons. Nous avons aussi eu le temps de réfléchir à l’après-Canada ce qu’on aimerait faire de nos vies, etc…. Ce temps qu’on a pris pour nous, nous a permis de vivre sereinement et de penser à l’après sans l’appréhender.

Renseignez vous, lisez en ligne, apprenez en ligne, regardez des vidéos, trouver de l’inspiration. Tout est là : sous vos yeux, alors prenez le temps … de prendre le temps 🙂

5 – Chaque revirement de situation peut amener de belles choses.

Ce n’est pas tant ce que la vie de PVTistes nomades nous a appris, mais plutôt les circonstances actuelles qui nous l’ont appris …. C’est surtout la belle leçon que Dany de Gaspé nous a enseigné quand nous avons du revoir nos plans à cause du Coronavirus.

Nous étions chez lui quand nous avons du tout annuler, tout reprendre… Dany est une des belles personnes que nous avons rencontré et cette phrase reste gravée dans un coin de notre tête : « Vous aviez prévu quelque chose, mais la vie fera en sorte que d’autres belles choses s’offrent à vous ». Depuis, nous avançons à l’aveugle, certes, mais sans pour autant être déçus.

Sans la COVID (oui le monde serait plus beau, on sait), on ne serait pas à Saint-Philémon, QC, en train de vivre ce qui se rapproche de notre meilleure vie. Car oui, malgré tout, nous vivons ici nos plus beaux moments canadiens à l’heure actuelle. Nous y trouvons tout ce que nous cherchions dans cette aventure : la nature, le calme, la chaleur d’un petit village canadien, …

Bien sûr, nous n’aurions pas été malheureux en suivant le plan qui était prévu : nous aurions découvert l’Ontario et une partie du Manitoba à l’heure qu’il est et nous rapprocherions de Vancouver petit à petit …. Ça aurait été bien oui mais n’aurions pas appris cette leçon : lâcher prise et accepter l’imprévisible patiemment...


💬 Et vous : que vous a appris la vie d’expatrié ? ou Quelle belle leçon avez vous appris récemment ?


📍 Article écrit depuis Saint Philémon, QC

5 commentaires

  1. Ohhhhhh j’adore ce dernier article et ces 5 choses que vous avez relevé sont tellement vraies !! Continuez de profiter comme ça, encore pleins de belles rencontres sont à venir pour la suite de votre voyage, c’est certain !! 😀

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  2. Votre article est superbe ❤️ Une belle façon de voir la vie malgré les aléas.. Rester positif et profiter de chaque instant que la vie nous offre c’est finalement ça le plus beau des voyages 😘

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