La vie au Canada : 10 choses qu’on aime et qu’on n’aime pas

On s’est dit que pour nos 10 mois de vie de PVT au Canada on commençait à être un peu légitime pour parler de la vie Canadienne dans sa généralité. Puis, on s’est surtout rappelés que même après ces quelques mois, on est parfois encore surpris de certaines choses, en bons Français ! C’est vrai que la culture canadienne est bien différente de notre culture française…. avec ses bons côtés et ses mauvais côtés… On vous présente donc les 10 choses que l’on aime et que l’on aime pas dans la vie au Canada.

Ceci n’engage bien évidemment que nous et reflète notre expérience à travers les provinces de l’Est canadien. Quoiqu’il arrive si vous avez d’autres points, on adorerait les partager avec vous. 🙂

Les 5 choses qu’on n’aime pas dans la vie au Canada

Commençons directement par là, au moins on aura arraché le pansement rapidement ! Il y a bien quelques petites choses qui nous changent ici, on ne va pas se le cacher.

Le manque de franchise des canadiens

En France, on est les champions du monde pour râler et pour faire la grève, mais ici, surtout au Québec, la franchise n’est pas toujours de mise. Difficile de savoir réellement ce que les gens pensent de vous quand vous parlez avec eux. En face à face tout le monde est gentil mais attention, surtout au travail, dès que vous n’êtes pas là, c’est autre chose. C’est assez étrange à observer surtout quand on est des gens assez (trop?) francs.

On pourrait trouver ça détestable mais en même temps, on comprend vite qu’ici les gens n’aiment pas les disputes et tente de maîtriser le « politiquement correct » en présence de l’ « accusé ». Alors on dit ce qu’on pense mais on n’assume pas d’aller aux devants d’un conflit. Ceci dit ça a un gros avantage : pas de conflits en voiture, pas d’insulte et on te laisse passer parce qu’on n’a pas envie de se prendre la tête et pas de coup de klaxons …. On roule cool et ça fait tellement de bien. (Et ceux qui connaissent Clément savent que ….. enfin voilà quoi ! )

Le système administratif canadien : fédéral ou provincial ?

Treize provinces et territoires composent le Canada, il existe donc treize façons de vivre et travailler différemment au sein du pays. Des grandes lois régissent le Canada mais très vite les lois provinciales prennent le dessus en dérogeant bon nombre de règles. Comprendre si c’est le fédéral ou le provincial qu’il faut suivre est un vrai casse tête. Voici quelques exemples pour ne pas tous les citer : les taxes, les langues, les codes routiers, les systèmes d’immatriculation des voitures, les ordres professionnels, etc. C’est une richesse et une grande diversité mais c’est compliqué de tout comprendre quand on arrive. C’est finalement comme si l’Europe était un grand pays et que les pays étaient des provinces avec leurs propres règles. Bon courage !

Les deux saisons (et surtout l’hiver canadien)

Au Canada il y a l’hiver qui dure six mois et l’été tout autant. On caricature un peu mais l’hiver est très long (environ de novembre à avril), le printemps dure à peine un mois (cette année il a duré deux semaines), l’été et les fortes chaleurs arrivent vite et enfin l’automne au mois d’octobre qui va amorcer les prémices de looooongues et nombreuses chutes de neige et de températures glaciales. On est au mois d’août et on appréhende déjà l’hiver, c’est vous dire l’état d’esprit avec lequel on vit ici 🙂

Le rejet de l’anglais par les québécois

Celui-ci est plus axé sur le Québec. En effet, les québécois sont des fervents défenseurs de la langue de français et les français sont souvent moqués car nous n’avons pas su « préserver notre langue » face à l’anglais … Effectivement nous utilisons à tort certains mots anglais : week-end, shopping, dressing, pull-over, sweat, pressing, etc. Mais avouons quand même que si on compare cette poignée d’anglicismes à toooooooous les mots empruntés de l’anglais par les québécois c’est une goutte d’eau. Sans s’en rendre compte, ils utilisent souvent soit un mot anglais, soit une traduction littérale en français.

Ici, on raconte des « jokes » (=blague). C’est trop « cute » (=mignon). La voiture a un « brake » à bras (=frein à main, de « brake » en anglais). On met en route le « fan » (=ventilateur). On ne vous parle même pas des termes de mécanique et de bricolage qui sont toooous en anglais. Notre job à la quincaillerie nous a beaucoup fait rire, ça va qu’on connaissait les termes techniques grâce au travail. Puis, il y a aussi les traductions littérales « Bon matin » (= Good Morning), « Bienvenue » (de rien, « you’re welcome), « pas de trouble » (pas de problème, « no trouble »). Honnêtement, Kelly en a déjà noté 15 angliscismes en 10 min de réunion mais bon….. ils ne le reconnaîtront jamais … 😀

Puis on en parle des fautes d’orthographes et de grammaire ou c’est aussi un sujet sensible ?

Le mode de vie à l’américaine : la pollution et les déchets

Ici, pas de Twingo ou de Clio. Les voitures sont grosses, toujours plus grosses et consomment beaucoup d’essence. L’essence ne coûte rien (environ 0,60 euros par litre). Tout est emballé et suremballé dans du plastique et toujours du plastique. Mais le pire ? Bon nombre de déchets sont jetés en pleine nature par les fenêtre des voitures dont le fameux gobelet rouge Tim Horton’s que l’on retrouve partout au bord des routes.

Les 5 choses qu’on aime dans la vie au Canada

On ne va pas se voiler la face, on a trouvé ces 5 points négatifs facilement mais il a été difficile de ne vous parler que de 5 points positifs. On a donc fait une sélection, mais on pourrait vous en citer d’autres sans souci 🙂

Le côté sauvage et les grands espaces canadiens

Ici, tout est grand. Les forêts sont immenses, les cours d’eau sont 10 fois plus larges que chez nous et les routes sont très très très longues et droites. On se sent super libre et on arrive à s’évader en roulant quelques kilomètres en dehors des villes. Très souvent pas de réseau téléphonique et très peu de monde. C’est vraiment dépaysant de ne pas se sentir oppressés ou les uns sur les autres. Ouf ! On respire .

L’équilibre vie pro/vie perso

Le Canada accorde beaucoup plus d’importance au bien-être et à la vie familiale. Les horaires de travail offrent plus facilement une flexibilité avec la possibilité de commencer ou finir plus tôt ou tard en fonction des contraintes personnelles. Tout est fait pour que le travail ne devienne pas un « fardeau » dans la journée. Les journées habituelles de travail n’excèdent jamais 17h00 le soir (sauf dans la vente ou la restauration bien sûr) pour pouvoir faire le fameux 5 à 7 entre amis.

La tolérance des canadiens

Les canadiens sont plus tolérants et plus ouverts qu’en Europe sur de nombreux sujets comme la communauté LGBT, les looks « pas ordinaires », etc. Les moqueries, les insultes, les regards, les provocations ne sont vraiment pas légions, chacun vit sa vie comme il l’entend et dans le mode de vie qui lui convient. Tu peux trouver un travail sans problème même avec un look différent. Ici, on juge les compétences, pas un look ou un mode de vie. Quel bonheur !

Plaçons quand même un point négatif dans tout ça : on trouve que le racisme ici est beaucoup plus affiché et assumé et c’est parfois un peu gênant d’assister à des conversations clairement racistes et pas à demi-mot. Les québécois sont rapidement déboussolés face à ces « osti » de français et notre « tolérance des flux migratoires » aussi ! (citation et true story, on vous jure ! Choqués.)

La bienveillance et la confiance des canadiens

L’enchaînement peut paraître malheureux mais ici, il n’est pas rare de faire des bonnes rencontres inattendus. Les canadiens sont des gens bienveillants et toujours prêt à aider. Ils et font rapidement confiance même aux étrangers. Clairement, c’est comme être dans la campagne française il y a 50 ans : on peut laisser des affaires dehors, ne pas fermer sa voiture et sa maison sans (presque) aucune crainte. Le retour en France risque de piquer un point.

La structure et l’architecture des villes canadiennes

Au Canada, ce n’est pas l’espace qui manque. On se rend tout de suite compte que même si on est en Amérique, les gratte ciels ne sont pas vraiment aussi présents ici que dans nos clichés de films. En dehors de certains quartiers des centre de grandes villes, souvent les résidences sont composées de 2/3 « condo » (comprendre « appartement ») sur des immeubles de 2/3 étages. Ça donne des rues super claires et aérer. On n’étouffe pas. Plutôt agréable.

Alors on l’aime ou pas le Canada ?

Oui, bien sûr, on lui trouve des points négatifs à ce Canada mais …. la vie est tellement plus douce ici. On l’a déjà dit mais regarder les informations en France nous rend toujours un peu anxieux à propos du retour. On sait que le confort de vie qu’on a ici, il sera très difficile de le retrouver. Alors oui on l’aime ce Canada avec ses qualités et ses défauts. On accepte que cette culture ne corresponde pas toujours à la notre et on n’est pas des « osti » de français et on compose avec, c’est le jeu de l’expatriation aussi.

Quoiqu’il arrive à notre retour, on gardera plein de choses de manière positive pour notre vie : faire attention à réduire les anglicismes, faire plus confiance même si parfois on se fera rouler, continuer de limiter notre empreinte carbone et surtout ….. profiter pour avoir de grands espaces rien qu’à nous !


💬 Et vous : Qu’est ce que vous aimez et aimez moins dans cette vie canadienne ? Vous avez des points communs avec nous. Dites-nous tout !


Signature Cabane-o-canada

📍 Article écrit depuis Québec, QC

8 commentaires

  1. Super article, je suis plutôt d’accord sur tout! Surtout dans les points négatifs par rapport aux déchets, c’est quand même dommage de gâcher un aussi beau pays… et pour les points positifs, je suis vraiment d’accord avec l’équilibre de vie, je trouve que l’on profite davantage de tous les moments ici 🙂

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    1. Merci Morgane 🙂 On est OK que les déchets c’est insupportable surtout quand la neige a commencé à fondre, c’était horrible. On se lance dans le blogging ? 🙂 Et on est OK que le confort de vie et l’équilibre de vie est dingue. Je ne suis pas sûre qu’on retrouvera ça en rentrant 😦

      Aimé par 1 personne

    1. Si une saison dure moins d’un mois, elle n’existe pas et puis c’est tout 😀 On a hâte de voir le début de l’automne pour dire qu’on a fait un tour complet des saisons.. Par contre si le prochain hiver pouvait être moins « long », la neige en mai ça suffit quoi 😀 (mais pas trop froid comme le dernier ça serait pas mal)

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      1. Ahah c’est clair mais ça rend les choses encore plus intenses! C’est vrai que l’année dernière on a eu de la chance d’avoir un super automne, un régal pour les yeux !!! Et attention vous devenez quebecois à vouloir un hiver moins long 😁😁😁

        Pour ce qui concerne la langue, et l’orthographe, je viens de terminer une série de podcast qui m’a bien remis en question, à penser autrement, être moins « hautaine » (sachant que je suis loin d’être parfaite côté orthographe)… d’ailleurs le niveau en France ou dans les outres mer n’est pas forcément mieux! J’apprends à penser avec une philosophie de dictionnaire de la francophonie et non avec un dictionnaire de la France! Si jamais le podcast c’est « parler comme jamais ». Et sinon pour l’anglicisme, chuuuuut faut pas le dire 🤪🤪🤪 d’ailleurs la vidéo de Solange te parle sur le duel Québec / France sur l’anglais est génial 😊

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      2. J’ai oublié le côté correction orthographique, mais j’ai parfois le stylo qui me démange … Mais c’est drôle quand même quand on te « reproche » ta façon de parler alors que bon parfois tu ne comprends pas un texte écrit à cause des é/er ou ez. Mais oui, on fait avec, c’est sûrement pas mieux en France mais on a la chance d’être dans un domaine professionnel où les gens écrivent pas trop mal.
        Je regarde le podcast et la vidéo de Solange prochainement 😉 Hésites pas si tu as d’autres conseils podcasts, il faut que je me lance dans cette nouvelle façon de développer des connaissances 🙂

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  2. Super article vraiment très intéressant.. je vous rejoins à peu près sur tout.. Dans les points négatifs il manque clairement la nourriture pour moi 😅 Mais sinon c’est vrai qu’il y a des points positifs et négatifs ou que l’on vive dans la monde mais je dois bien admettre que la vie est beaucoup plus douce ici qu’en France.. même si ça manque de crème fraîche, de charcuterie et de fromage à volonté 😂 J’aime ma vie au Canada ❤️🇨🇦

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  3. Hello Hélène,
    C’est clair que la nourriture manque mais bizarrement ça on fait plutôt bien avec… 🙂 (merci ma maman qui m’a envoyé du chocolat, des calissons et du nougat.
    Par contre, aucun doute que les côtés négatifs sont largement compensés par les points positifs…. Ça fait peur le retour en France parfois 😦
    Bises

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